Notes d’atelier

Le travail d’atelier touche à l’intime.

Garant de l’expérience de l’Être, il modifie les repères et aide à croître. 

Terrain propice à une dînette roborative, la fonderie créative est riche d’orientations.

Le choix specifique de la cire perdue comme matériau d’écriture offre le jeu de la diversité plastique. Il permet de pratiquer la rupture, l’occasion de donner du sens au mot Liberté, là où subsiste le doute permanent et nécessaire, où échouer peut faire partie du quotidien. 

Nomade et libertaire, emporté par le  »faire », je découvre le début, un os à ronger, la belle affaire pour un processus:                            extraction, transformation, affinage.

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Michel Jacucha vit et travaille dans l’Hérault.

L’émergence des techniques ancestrales de métallurgie des «peuples du bronze», les cultures chalcolithiques, l’art rupestre, les gravures du mont Bégo, la civilisation Hittite ou l’art Celte, influencent son travail. Il fait de ce creuset son terrain de jeux et d’écriture. 

Après plusieurs ateliers et 40 ans d’itinérance créative tous azimuts, il rode autour du diptyque: bestiaire / émergence de l’homme. Mais tout reste à faire, sans cesse revenir au début pour une hypothétique sortie plus lumineuse. 

Vagabond introspectif en quête de partage et de résonance, émancipé de la prouesse technique et de la prééminence du matériau, il assume ses mises en œuvre: de la création du modèle en cire directe jusqu’à la fonte en bronze. Ici, pas de césure entre artiste et artisan. 

Sans art, l’humanité n’a aucune chance.

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